Notre savoir-faire

Notre savoir-faire

Une matière rare,
un temps que l'on ne presse pas

Le goût d'un poisson fumé se décide deux fois : au moment où l'on choisit la matière, et pendant les jours où on la laisse travailler. Le Saumonier ne transige sur aucun des deux.

Matière sélectionnée Cherbourg, Loch Duart, Canada sauvage en été
Salage à sec Jamais de saumure injectée
Affinage 5 à 7 jours Entre 0 et 4 °C
Tout à la main Du filetage au tranchage
Filet de saumon d'Écosse Label Rouge posé sur l'ardoise, avant travail
La matière

On ne rattrape pas un poisson moyen

Aucune technique de fumage ne corrige une matière première ordinaire. C'est pourquoi la sélection passe avant tout le reste : saumon de France élevé à Cherbourg, saumon Label Rouge d'Écosse par Loch Duart et saumon sauvage du Canada, disponible en juillet et août, mais aussi flétan, haddock, thon germon ou espadon selon la saison et l'arrivage.

Chaque pièce est examinée à réception. La fermeté de la chair, le gras, la couleur et l'odeur décident de ce qui entre dans l'atelier — et de ce qui n'y entre pas.

Le procédé

Six étapes, dans cet ordre, sans raccourci

Le travail est lent parce qu'aucune de ces étapes ne supporte d'être écourtée.

  1. Sélection et filetage

    Le poisson est choisi pièce par pièce, puis fileté et paré à la main. Rien n'est délégué à la machine : c'est au couteau que se décide la qualité de la coupe.

  2. Salage à sec

    Le sel est déposé à sec, jamais en saumure injectée. Il conserve, raffermit la chair et révèle le goût, sans le masquer ni gonfler le produit d'eau.

  3. Rinçage et égouttage

    Le sel excédentaire est retiré, puis la chair repose et s'égoutte. Cette étape discrète conditionne la régularité du fumage qui suit.

  4. Fumage à la ficelle

    Les filets sont suspendus dans le fumoir et fumés lentement. La conduite de la fumée se surveille à l'œil et au nez, jamais au minuteur seul.

  5. Repos et affinage 5 à 7 jours

    Le poisson repose entre 0 et 4 °C. C'est le temps qui fait le reste : la texture devient fondante et les arômes s'équilibrent.

  6. Tranchage au couteau

    La tranche est coupée à la main, à la longue lame. L'épaisseur, la régularité et la tenue en bouche se jouent à ce dernier geste.

Retrait d'une arête à la pince sur un filet de saumon fumé
Le geste

Ce que la machine ne sait pas faire

Une arête se retire à la pince, une par une, en suivant la chair du doigt. Une trancheuse, elle, produit des tranches identiques : elle ne sait pas adapter son angle à la texture d'une pièce, ni sentir qu'un filet demande une coupe plus fine à cet endroit précis.

C'est la raison pour laquelle tout est fait à la main, du filetage au tranchage. Le geste coûte du temps ; il se retrouve en bouche.

L'atelier

Un travail que l'on peut venir voir

Rien de ce qui est décrit ici n'est confidentiel : les ateliers se visitent.

Le Saumonier prépare ses produits dans ses ateliers normands. Rodolphe Belghazi, Maître artisan saurisseur, conduit lui-même les étapes du procédé et forme les personnes qui l'accompagnent.

La meilleure façon de comprendre pourquoi ce travail prend ce temps reste de le voir se faire, puis de goûter le résultat.

Filets de saumon suspendus dans le fumoir, surveillés pendant le fumage
Aller plus loin

Le goût, puis l'histoire

Ce savoir-faire s'inscrit dans une mémoire maritime plus ancienne, celle des marins terre-neuvas dont la Maison est issue.

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